Les populations dans les pays en développement, et notamment les couches de gens pauvres et opprimés ont besoin de partenaires qui participent à leurs efforts de développement et de libération. Des organisations ou groupements dans leur propre pays, et si besoin est, dans les pays industrialisés leur proposent ce type de partenariat durable et audacieux.
L'éducation de base santé primaire développement rural développement urbain
C'est sur cette base que MISEREOR a pu appuyer quelque 70 000 projets de développement depuis 1959 - projets qui avaient été préparés et réalisés par les partenaires locaux et les responsables de projets, avec la participation de la population. MISEREOR étudie les possibilités de financement de chacun des projets qui lui sont soumis. L'aide accordée aux projets peut être financière, et, dans ce cas, envoyée aux responsables de ces projets. Si nécessaire, cette aide peut prendre la forme d'un conseil ou d'une assistance technique ou servir à financer l'envoi d'un volontaire par le biais de la "Arbeitsgemeinschaft für Entwicklungshilfe e.V." (Agence pour la coopération) située à Cologne.
Depuis 1990, MISEREOR reçoit presque 5 000 demandes d'aide par an. Un montant global d'environ 325 millions DM a été accordé durant ces années à quelque 2 800 projets nouveaux. Cet appui est réparti équitablement entre les trois continents Afrique, Asie et Amérique Latine, les pays les plus pauvres bénéficiant d'une part d'aide plus importante.
Les interlocuteurs et partenaires principaux de la coopération au développement sous l'égide de l'Eglise sont les Eglises sœurs, et les organes et services chargés du développement qu'elles ont mis en place.
MISEREOR appuie aussi des partenaires qui n'ont pas de liens avec l'Eglise mais qui travaillent avec les pauvres; en particulier, là où l'Eglise n'a qu'un accès limité aux plus pauvres. L'important, c'est que les pauvres s'engagent, investissent leurs capacités et cherchent à se prendre en charge.
Les projets de développement couvrent un grand nombre de domaines :
L'éducation de base qui permet d'acquérir non seulement des savoirs comme la lecture, l'écriture, mais d'apprendre aussi à s'exprimer, à élargir son horizon et souvent à survivre. Elle est le vecteur de valeurs fondamentales comme la tolérance et l'esprit communautaire. Les pauvres s'organisent pour avoir accès aux écoles primaires publiques, les communautés et les institutions mettent en place des programmes d'animation pour tous. Ceux-ci ont un rapport direct avec la vie des gens. Ils limitent l'exode vers les villes sans favoriser la carrière des seuls jeunes des classes aisées.
Le soins de santé primaires favorisent la prise de conscience de ce qui est bénéfique ou nuisible à la santé. Ils répondent aux besoins essentiels dans ce domaine et permettent de prévenir et de guérir les maux courants, les maladies typiques de la pauvreté. Les services de santé de base sont organisés par les populations et les communautés, et soutenus par l'Etat ou les partenaires.
Le développement rural englobe plusieurs secteurs d'activités : l'agriculture et l'élevage font l'objet d'améliorations qui tiennent compte des critères économiques et écologiques. L'accès aux ressources naturelles comme l'eau, la terre, la forêt est amélioré ou réglementé plus équitablement. La sécurité à terme et la prise de conscience par les populations de leurs responsabilités pour leur milieu de vie augmentent, et ce, au fur et à mesure qu'elles ont accès aux marchés, au crédit, à l'épargne, à la santé, à l'éducation, aux programmes d'animation. Ce sentiment de sécurité et de responsabilité se renforce encore davantage lorsque les populations peuvent dégager quelques ressources et se constituer un capital qu'elles ne perdront plus du fait de politiques agricoles inadaptées, du surendettement, de la dégradation de l'environnement, des expulsions, etc.
Le développement urbain a trait à l'organisation de la communauté dans les quartiers défavorisés : défense du droit à disposer d'un terrain pour se loger et vivre ; encouragement à la prise en charge de soi ; appui aux organisations d'auto-promotion ; éducation et formation en vue d'un emploi de proximité ; aide à la création de petites entreprises ; services de santé et services sociaux ; aide et protection à ceux qui émigrent vers les villes, notamment aux représentants des minorités culturelles, aux femmes et aux jeunes filles ; appuis au développement rural et à la réinsertion dans les zones rurales.
Des programmes plus ciblés sont destinés au développement de groupes particulièrement défavorisés ou opprimés : citons les minorités culturelles, les femmes, les enfants au travail, les ouvriers agricoles ou saisonniers, les réfugiés et les opposants politiques poursuivis. Ils visent à favoriser la création d'organisations de défense et de prise en charge de ces catégories de personnes, à les protéger des violations des droits de l'homme en fournissant un appui juridique et solidaire.
Le développement intégral concerne également la relation homme-femme : les femmes doivent jouir de la même dignité que les hommes et participer, au même titre qu'eux, au développement de la société.
Dans tous ces projets, des mesures appropriées sont prises pour atteindre l'objectif recherché. Elles peuvent être de nature très diverse : travaux de construction, fourniture d'équipements mais aussi mise à disposition de personnels et de conseils, etc.
Les projets de développement sont aussi pour nous l'occasion d'apprendre comment l'on pourra, à l'avenir, mieux appréhender les processus de développement à l'œuvre et agir sur eux.
Si vous êtes un « partenaire des pauvres » en Asie, en Afrique ou en Amérique latine, que vous souhaitez coopérer avec MISEREOR et en savoir davantage, demandez notre « guide pour les partenaires désirant présenter un projet à MISEREOR »
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