|
La consommation énergétique est très inégalement répartie sur le globe. Bien qu’ils ne comptent qu’un quart de la population mondiale, les pays industrialisés consomment près des trois quarts de l’énergie produite. Une grande partie des besoins énergétiques est couverte à partir de combustibles fossiles comme le charbon, le pétrole et le gaz naturel. Et leur combustion libère du dioxyde de carbone, responsable de l’effet de serre. Depuis le milieu des années soixante, les émissions de gaz carbonique dues à la production d’énergie ont plus que doublé. Ce sont surtout les pays industrialisés qui sont mis en cause. Ainsi, un Américain produit environ le double de CO2 qu’un Allemand et vingt fois plus qu’un Indien.
On estime que la demande en énergie pourrait quasiment doubler au cours des 25 prochaines années. Cette forte augmentation profiterait principalement aux pays en développement, notamment aux pays émergents d’Amérique Latine et d’Asie du Sud-Est ainsi qu’à l’Inde et à la Chine. La croissance démographique et un grand besoin de rattrapage sur le plan économique et social pourraient entraîner une telle augmentation exponentielle des besoins en énergie.
Le changement climatique qui menace à l'horizon
Que les pays en développement consomment plus d’énergie dans les années et décennies à venir, c’est une nécessité absolue. C’est le seul moyen qui leur permettra de sortir de la pauvreté. Mais il faut en même temps veiller à ce que le changement de climat qui pèse sur nos têtes ne s’accentue pas davantage.
Les experts du « Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat » (GIEC) estiment que les températures moyennes pourraient augmenter de 1,4°à 5,8°C d’ici à 2100. Les conséquences seraient dramatiques : avancée des déserts, sécheresses, tempêtes et inondations. La pauvreté irait en augmentant car ces conséquences toucheraient plus particulièrement les populations dans les pays en développement. Ils dépendent en effet grandement de la production agricole pour leur survie, et les catastrophes naturelles pourraient détruire en un éclair tous les progrès réalisés en des décennies de travail. Les experts craignent par ailleurs que les gaz à effet de serre ne détruisent l’effet filtrant de certaines couches de l’atmosphère et que cela conduise à une recrudescence des maladies.
Il n’existe aucune alternative si l’on veut éviter aux générations futures de souffrir de catastrophes et de maladies évitables… Il faut que les pays industrialisés réduisent massivement leurs émissions de gaz carbonique (CO2).
|