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L’énergie hydraulique et l’énergie éolienne

L’eau est la source d’énergie renouvelable la plus importante et la moins coûteuse pour produire de l’électricité dans les pays en développement. La puissance hydraulique est à l’origine de 96% du ravitaillement en électricité dans 11 pays africains. En Amérique du Sud, cette proportion peut osciller entre 40 et 100% selon les régions. Le potentiel d’utilisation pourrait encore être accru de manière importante dans chacun des continents. Mais la construction de grands barrages ne va pas sans poser de problèmes sociaux et écologiques multiples. Entre 40 et 80 millions de personnes ont ainsi été expulsées ou déplacées dans le monde à cause de la construction de lacs de retenue. Pourtant, il n’est pas toujours nécessaire de faire des retenues. Il est possible, suivant le profil géologique, de générer de l’électricité à partir de la force de l’eau sans modifier l’environnement ou les paysages. Des petites turbines décentralisées en zones rurales peuvent très bien assurer un ravitaillement régulier en électricité sans porter préjudice à l’environnement.  Au niveau de son utilisation à l’échelle du monde, la force hydraulique n’est pas exploitée au maximum. Un quart seulement de son potentiel techniquement et économiquement utilisable est exploité.

A l’échelle mondiale, l’énergie éolienne est une source énergétique intéressante pour créer de l’électricité et actionner des pompes pour puiser de l’eau. Son utilisation n’est cependant possible que dans les zones où il y a du vent – à proximité des côtes ou dans les régions montagneuses.

La biomasse et la chaleur géothermique

La biomasse continue de fournir environ 80% de l’énergie qu’utilisent les ménages dans les pays en développement. Elle se présente généralement sous forme de bois de chauffe, de charbon de bois ou de déchets organiques comme par exemple du fumier animal. La biomasse peut toutefois être source de gros dégâts en cas de surexploitation. Par suite de déboisements massifs, les populations sont confrontées à l’érosion des sols et à la baisse du niveau de la nappe phréatique ; l’absence de dispositif pour évacuer la fumée pendant la cuisson des aliments provoque des maladies chroniques des voies respiratoires. Selon toute probabilité, la biomasse va rester pendant longtemps encore la principale source d’énergie des pauvres. Son utilisation devrait toutefois s’accompagner de mesures pour l’exploitation durable des forêts, mais aussi pour améliorer l’efficacité du matériel de combustion  (par exemple par le biais du séchage du bois) et mieux valoriser les déchets agricoles. Au cours du processus de transformation des déchets en biogaz, une grande quantité d’énergie est libérée et peut être récupérée. Dans le domaine de la biomasse, l’huile végétale parmi d’autres ouvre des horizons intéressants – que ce soit comme moyen d’éclairage ou comme carburant. Néanmoins il ne faut pas que cela s'effectue au détriment des petits paysans et de la culture vivrière.

La température dans les entrailles de la terre oscille entre 4 500 et 6 500°C ; on peut l’utiliser pour récupérer l'énergie. Là où cette technique devient intéressante, c’est lorsque la chaleur de la terre affleure en surface comme par exemple dans la Grande Fosse de l’Est africain, en Amérique centrale ou dans les régions du Pacifique. A l’échelle du monde, la géothermie occupe le troisième rang comme source d'énergie renouvelable.



 
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