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Depuis des années, MISEREOR demande à l’Allemagne ainsi qu’aux autres pays industrialisés de changer radicalement leur politique énergétique. Il est nécessaire en effet que les nations industrialisées réduisent considérablement leur consommation d’énergie et accroissent leur pourcentage d’énergie renouvelable pour permettre aux pays du Sud de se développer à leur tour. En parallèle, dans les pays du Sud, MISEREOR s’engage pour un accès équitable des pauvres à l’énergie. Car l’énergie est la clé indispensable pour se développer et vaincre la pauvreté. Il faut qu’elle soit accessible aux pauvres, à un prix abordable, et en même temps ne pas porter préjudice à l’environnement.
Deux composantes – les énergies renouvelables et l’approvisionnement en énergie - reviennent souvent dans les nombreux projets que MISEREOR appuie. En plus, MISEREOR participe à des projets où, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, l’énergie est tirée du soleil, de l’eau, de la biomasse ; elle propage aussi des modes de construction où l’on utilise moins d’énergie. Dans nombre de projets, la priorité est donnée à la mise en place de réseaux de distribution et à l’organisation des pauvres plus qu'à des réalisations purement techniques. Ce sont surtout les habitants des quartiers pauvres à la périphérie des villes et la population rurale défavorisée qui n'ont pas accès à l'énergie. La première étape consiste généralement à les encourager à revendiquer leurs droits.
L’étape suivante consiste bien souvent à instaurer un dialogue entre toutes les parties concernées - l’État, les opérateurs privés et les pauvres – pour définir quelle contribution ces derniers doivent fournir pour améliorer leur accès à l’énergie. Les régions pauvres sont moins lucratives car elles représentent des dépenses d’investissement élevées alors que le pouvoir d’achat des populations est faible et que les marges de profit sont peu élevées. Les pauvres n’obtiendront l’accès au réseau électrique que lorsque les opérateurs auront la certitude que la consommation de courant leur sera effectivement payée. Dans les townships d’Afrique du Sud, une voie de sortie a été trouvée avec l'instauration de cartes pré-payées. Il convient donc, en fonction des contextes, de développer des modes de paiement adaptés aux possibilités financières des pauvres et offrant une certitude de règlement aux fournisseurs de courant.
Un autre volet de l’action que MISEREOR entreprend dans ce domaine concerne la formation. Formation de techniciens issus de la zone pour entretenir et réparer les systèmes de ravitaillement ; formation de travailleurs sociaux pour aider les pauvres à faire valoir leur droit à l’énergie. La sauvegarde de la création et l’éducation à l’environnement enfin sont deux aspects importants de la formation des jeunes et des adultes.
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