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Microfinance

Quand coopération au développement rime avec efficacité

L’accès au crédit a ouvert des perspectives concrètes à de nombreuses familles pauvres du monde entier. C’est donc avec une grande joie que Misereor a appris que le Prix allemand pour l’Afrique 2004 avait été attribué par M. Köhler, Président de la République Fédérale d’Allemagne, à M. Paul Kammogne Fokam, un partenaire de longue date de Misereor. Le Directeur général de Misereor, le professeur Josef Sayer s’est félicité de cette distinction qui marque un grand pas vers la reconnaissance internationale de l’importance des microcrédits. « En tant que directeur général de l’ Afriland First Bank, M. Fokam contribue de manière décisive à la mise en place au Cameroun d’une infrastructure permettant à tous, et même aux pauvres, d’accéder durablement à d’importants services financiers», explique M. Sayer. Dans ce contexte, on pourrait évoquer beaucoup d’histoires qui font chaud au cœur, comme celle de Mme Pélagie Evina, du Cameroun qui, il y a quelques années encore, gagnait juste de quoi faire vivre sa famille en vendant des glaces de sa fabrication. Aujourd’hui, elle a un emploi de laborantine dans un cabinet médical.

 

Kofi Annan, le Secrétaire Général des Nations Unies a déclaré récemment que le microcrédit était l’une des « histoires à succès » de ces dernières années. C’est donc tout à fait logique que l’année 2005 ait été décrétée par l’ONU « Année internationale des microcrédits ». L’enjeu va bien au-delà du simple fait de fournir des prêts aux pauvres : « un microcrédit, un livret d’épargne, la possibilité de se faire virer son salaire – tout cela peut changer du tout au tout la vie d’une famille pauvre » a souligné récemment M. Kofi Annan. Dans la coopération au développement, on parle de « microfinance », autrement dit de « services financiers durables pour les pauvres. » Permettre aux pauvres d’accéder au crédit, à l’épargne, aux transferts d’argent et aux assurances, c’est-à-dire aux services financiers, est, pour Misereor aussi, un enjeu majeur de la lutte contre la pauvreté. Aujourd’hui encore, plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès aux services financiers. A l’échelle mondiale, seuls 10 % des pauvres aptes à travailler ont accès à l’épargne et au crédit. Le fait que les pauvres n’aient pas accès à des services financiers adaptés à leurs besoins entrave les processus de développement local et autodéterminé.


Misereor qui est engagé depuis longtemps dans le secteur de la microfinance n’a cessé de développer et de peaufiner sa stratégie d’appui. Informez-vous vous-même sur la politique et les priorités d’appui de Misereor, sur un exemple concret de projet au Cameroun ou sur ce que vous avez toujours voulu savoir sur la microfinance.


 

 
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