C’est maintenant très à la mode de parler de participation dans le domaine de la coopération et du développement ! Mais qu’est-ce que MISEREOR entend par participation? De quoi s’agit-il au juste?
La participation des pauvres et des défavorisés que nous recherchons, investit la sphère de l’État et de la société civile et doit s’imposer dans l’arène des intérêts économiques et politiques les plus divers ainsi que dans le contexte international. La participation n'est jamais acquise une fois pour toutes, elle doit être défendue en permanence. L’histoire de la participation varie d’un pays à l’autre. Nous souhaiterions connaître votre expérience dans ce domaine de manière à pouvoir l’intégrer dans notre travail avec les pays du Sud, et à en tirer des enseignements pour les processus d’apprentissage dans notre propre pays. Car c’est une chose de dire que la participation est importante, mais c’en est une autre de la mettre en pratique. En fait jusqu’à maintenant, ce sont ceux qui sont au pouvoir qui dictent les règles de la participation. Il n’est donc pas question de créer de nouvelles aires d’expérimentation, des îlots de participation. Il s’agit ici de renforcement de la démocratie et de lutte contre la pauvreté. Il s’agit enfin de savoir ce que nous – MISEREOR et les partenaires du Sud – devrions améliorer nous-mêmes dans notre coopération et dans nos organisations propres. Renforcer la participation de la société civile constitue un champ d’apprentissage extrêmement instructif pour MISEREOR et ses partenaires. C’est pour cette raison que MISEREOR souhaiterait mettre en place un forum de dialogue continu, en utilisant notamment cette page d’accueil du site. Il est important de connaître quelles approches ont le plus de chance d’aboutir et dans quel contexte particulier elles prennent place. Nous aimerions savoir si les instruments d’appui actuels suffisent, s’ils sont adaptés ou s’il faut en créer de nouveaux. Enfin nous tenons beaucoup à ce que MISEREOR et ses partenaires soient plus crédibles dans leur renforcement de la participation. Serait-il envisageable, voire souhaitable que, par exemple, les partenaires de MISEREOR participent davantage à ses décisions? Comment renforcer cette participation? Où se situent les limites? Quelle place la participation oc-cupe-t-elle dans les structures de nos partenaires? Les différentes contributions présentées ici sur la participation ne constituent pas la position définitive de MISEREOR sur le sujet mais elles reflètent le niveau atteint actuellement dans la discussion. Au sein de MISEREOR, le groupe thématique «Participation» va poursuivre l’étude de ces questions et il sollicite vos commentaires, vos suggestions et éventuellement vos critiques.
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Dr. Ulrich Dornberg
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