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Le Sahel et le Burkina Faso (dont la majeure partie est située dans le Sahel) sont perçus dans la conscience collective du grand public comme des zones de famine depuis les grandes sécheresses des années 70/80.
Même si des progrès très encourageants ont été accomplis et que la situation s’est stabilisée au niveau de l’environnement, le Burkina Faso fait toujours partie aujourd’hui du groupe des pays les plus pauvres de la planète. Le Sahel en général et le Burkina Faso en particulier restent d’importantes zones d’aide en raison de leur situation dans une région écologique fragile, pauvre en ressources, enclavée et située au sein d’un continent caractérisé par une grande pauvreté.
MISEREOR est en contact avec des partenaires du Burkina Faso (anciennement Haute-Volta) depuis les années 60, et elle soutient leurs efforts de développement.
Le milieu rural est pour MISEREOR la zone d’appui prioritaire au Burkina Faso car c’est là en effet que vivent 82% des Burkinabè . 92% de la population y prélève directement ses ressources.
L’objectif de la « sécurité alimentaire » est un domaine essentiel dans l’appui de MISEREOR. Il englobe plusieurs facettes : l’utilisation durable des ressources naturelles, le juste accès à ces ressources et la protection des très petites et petites exploitations paysannes familiales. Les programmes de cultures maraîchères y occupent aussi une place importante. De nouveaux thèmes apparaissent également comme les questions foncières, l’accès aux marchés, la protection contre le dumping agricole ; on réfléchit à l’utilisation de processus comme la décentralisation et la remise de dettes pour améliorer la situation des petits paysans. Dans le domaine de la santé, les centres de réhabilitation des handicapés physiques constituent aussi un secteur d’appui.
Les principaux partenaires de MISEREOR au Burkina Faso sont les structures de développement de l’Église locale ainsi que des ONG de l’Église et proches de l’Église. Figurent aussi au nombre des partenaires les organisations régionales de défense des intérêts du monde rural et de formation des paysans, ainsi INADES; CESAO; GRAAP; Afrique Verte Burkina; Diobass Burkina.
En 2003, quelque 13 programmes ont été financés pour un montant global de 1.416.500 euros.
MISEREOR a installé au Burkina Faso une antenne de concertation et de dialogue pour les questions de développement rural au Sahel (sedico@liptinfor.bf). L’Église locale soutient et conseille les programmes en cours par l’intermédiaire d’OCADES (ocades@cenatrin.bf), sa structure nationale pour le développement et la solidarité, et la cellule hydraulique (hydro.cellule@cenatrin.bf) à l’intérieur d’OCADES.
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