[ English|Español|Português|Français ]
Madagascar

La reconnaissance par la communauté internationale en juin 2002 du nouveau président Marc Ravalomanana a marqué pour Madagascar le début de la stabilisation d’une situation qui avait vu le pays au bord de la guerre civile. Depuis le début de son mandat, le président Ravalomanana ne cesse de marteler sa ligne politique : promouvoir un développement durable dans les plus brefs délais et appliquer, dans tous les domaines, le principe de la transparence. Dans le cadre de l’initiative de désendettement, son gouvernement a présenté un « Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) », élaboré de concert avec la société civile et les bailleurs de fonds internationaux. La pauvreté à Madagascar est essentiellement un phénomène rural car la majorité des pauvres (85%) vit dans le milieu rural. 90% de la population gagne sa vie de l’agriculture, essentiellement d’une agriculture de subsistance. La situation précaire sur le plan de l’éducation, l’insuffisance de la couverture sanitaire, la large diffusion des tabous (fady) d’origine culturelle, l’isolation de nombreuses zones sur le plan des infrastructures et la situation complexe qui régit le droit de propriété sont autant d’obstacles qui freinent le développement dans les régions rurales. Et au niveau agricole, un problème – la dégradation écologique – se fait de  plus en plus ressentir, provoquant une baisse de la fertilité et un appauvrissement des ressources.

Les secteurs prioritaires où MISEREOR s’engage à Madagascar sont le développement rural et la société civile -  notamment pour aider à la mise en place de structures.  L’accompagnement et le renforcement des organisations partenaires dans le domaine du développement organisationnel ainsi que la formation des cadres / leaders occupent ainsi une place privilégiée dans l’appui fourni.

MISEREOR travaille principalement avec des partenaires de l’Église de Madagascar. Parmi les principaux interlocuteurs sont les bureaux de coordination et les programmes de développement rural de l’Église catholique.

MISEREOR finance en moyenne quelque 15 projets pour un montant global d’environ 1 million d’euros.