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Dix ans après l’effroyable génocide, les plaies ne sont pas encore refermées, encore moins cicatrisées. Les expériences traumatisantes vécues par une grande partie de la population font qu’il est difficile d’assumer le passé, d’aller de l’avant. Et la situation économique est si précaire qu’il n’y a pas beaucoup d’argent pour financer les nombreuses mesures sociales et thérapeutiques nécessaires. Sur le plan politique, la situation reste très fragile et les violations des droits de l’homme sont malheureusement toujours à l’ordre du jour.
La première priorité du travail est donc de restaurer la paix et de favoriser la réconciliation. Des projets ont déjà été démarrés dans le domaine du traitement des traumatismes. Le travail des droits de l’homme que MISEREOR appuie est très difficile dans le contexte politique donné, mais certains partenaires s’y emploient avec courage.
Un des objectifs primordiaux du travail est de réconcilier les peuples dans la région des Grands Lacs. MISEREOR soutient des rencontres entre des groupes et du personnel de projets issus du Ruanda, du Burundi et de la République démocratique du Congo. Et dans un certain sens, le travail de MISEREOR au Ruanda s’inscrit toujours dans une perspective régionale.
Autre contribution importante en faveur de la paix et de la réconciliation : MISEREOR soutient activement le Réseau européen de lobbying pour la région des Grands Lacs (EurAC) basé à Bruxelles ainsi que le Réseau œcuménique pour l’Afrique centrale (ÖNZ) situé à Berlin.
Les principaux partenaires de MISEREOR sont issus du monde catholique. Ils prennent des initiatives, mettent en œuvre des programmes de développement rural, réalisent des mesures dans le domaine du ravitaillement en eau et de la santé. Ces différents domaines reçoivent une part importante des fonds accordés.
Au moins une fois par an, MISEREOR envoie une conseillère experte en matière de réconciliation / paix au Ruanda et dans la région des Grands Lacs.
L’appui fourni au Ruanda se situe autour de 500.000 euros par an, c’est-à-dire qu'il y a environ 7 nouveaux projets chaque année.
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